L’Oncologie intégrative est un concept relativement nouveau qui se développe pour tenter d’apporter aux patients atteints de cancer la combinaison équilibrée entre la médecine conventionnelle et les thérapies complémentaires.
La définition la plus complète a été rédigé par Witt C. et ses collègues (en 2017) pour la Society for Integrative Oncology (SIO). Ils définissent l’oncologie intégrative comme « un champ de soins anticancéreux centré sur le patient et fondé sur des données probantes, qui utilise des pratiques de l’esprit et du corps, des produits naturels et/ou des modifications du mode de vie de différentes traditions, aux côtés des traitements conventionnels du cancer.
L’oncologie intégrative vise à optimiser la santé, la qualité de vie et les résultats cliniques dans tout le processus des soins contre le cancer, à donner aux gens les moyens de prévenir le cancer et de devenir des participants actifs avant, pendant et au-delà du traitement du cancer. »
Le patient devient le principal acteur de ses soins
C’est une approche globale qui prend en compte le patient comme une personne à part entière, plutôt que comme un sujet cancéreux . La communication ouverte entre le médecin et le patient est un point essentiel, elle permet d’établir une relation de confiance et d’optimiser la qualité globale des soins contre le cancer. En mettant l’accent sur les besoins mentaux, émotionnels et spirituels du patient, l’oncologie intégrative adopte une approche de soins holistique qui considère la personne dans son ensemble (corps, mental et esprit), ainsi que son mode de vie.
Comme chaque patient a des besoins uniques en raison des effets physiques et émotionnels liés au cancer ainsi qu’aux différents traitements utilisés pour lutter contre la maladie on lui permet de devenir acteur de ses propres soins. Les études ont montré qu’un patient plus investi dans son traitement est un patient qui va mieux y répondre.
Quelles thérapies peuvent être associées aux soins conventionnels ?
L’homéopathie, l’acupuncture, la sophrologie, la réflexologie plantaire, la diététique, l’ostéopathie, l’hypnothérapie, le shiatsu, l’art thérapie, la naturopathie, le reiki, le Qi Gong, l’ayurveda, la psychothérapie, l’aromathérapie, l’emdr, la visualisation, l’activité physique adaptée, la méditation, la prise de suppléments alimentaires, la phytothérapie… A chacun de choisir ce qui lui correspond.
En oncologie intégrative, les soins complémentaires intègrent le projet thérapeutique du patient, ils ne sont pas là pour guérir le patient mais pour l’aider dans le processus de guérison.
Avec l’oncologie intégrative le parcours de soin est adouci, les résultats sont meilleurs, les pronostics aussi. On constate :
1) Une amélioration de la qualité de vie des patients atteints de cancer.
2) Une optimisation de la santé des patients.
3) Une amélioration des réponses thérapeutiques.
4) Une diminution du taux de récidive.
Ces dernières années, en France, des centres d’oncologie intégrative ont vu le jour. Parmi ces établissements, on peut citer :
Les centres ressources, le premier a été crée à Aix en Provence en 2001, d’autres ont suivi à Lyon, Reims, Marseille, Montélimar, Lafrançaise, Saint-Avold, Charleville Mezières.
L’institut Rafaël à Levallois-Perret
Et ces établissements médicaux qui ont lancé des programmes de thérapie intégrative :
Léon Bérard à Lyon,
Bergonié à Bordeaux,
l’institut Curie à Paris,
Gustave Roussy à Villejuif,
l’institut universitaire du cancer Oncopole à Toulouse,
le service d’hospitalisation de jour de soins intégratifs du groupe Saint Vincent à Strasbourg.
Bien sûr le chemin sera long avant que tous les centres adoptent l’oncologie intégrative, mais depuis vingt ans les mentalités ont vraiment évolué en tenant de plus en plus compte du bien-être du patient. Alors, même si votre médecin, ne pratique pas l’oncologie intégrative, ne le laissez pas vous dire que cela ne sert à rien, les preuves démontrent le contraire !
