L’activité Physique Adaptée pendant un cancer
L’APA dès le début des traitements est une alliée précieuse pour mieux vivre
L’Activité Physique Adaptée (APA) n’est pas un “plus” ou un “bonus” pour l’après-traitement. Elle fait aujourd’hui partie des meilleurs soins de support et, lorsque l’équipe médicale la propose dès le départ pour l’intégrer au parcours de soins, elle aide les patients atteints de cancer à mieux supporter les effets secondaires et à se sentir plus fort, jour après jour. On pense souvent qu’on pratiquera une activité sportive “plus tard”, une fois les traitements terminés, quand on ira mieux. C’est une réaction normale de vouloir se concentrer sur les soins médicaux, mais bouger dès maintenant, c’est aussi une façon d’agir pour sa guérison.
Qu’est-ce que l’APA ?
L’APA, ce n’est pas du sport comme on l’imagine à la télé. Ce sont des mouvements doux, pensés pour vous, selon vos capacités du moment, votre condition physique, vos traitements, votre énergie. Cela peut être :
- Une marche tranquille,
- Quelques exercices sur chaise,
- Du yoga ou du pilates adaptés,
- De la respiration active,
- Des mouvements dans l’eau…
Et surtout, c’est encadré par des professionnels formés : les enseignants en APA.
Leur mission est de vous aider à pratiquer une activité en toute sécurité, avec bienveillance, et à retrouver confiance en votre corps.
Pourquoi démarrer l’APA dès le début des traitements ?
De nombreuses études le prouvent : l’APA a des effets très concrets et bénéfiques pendant le parcours de soin pour les personnes atteintes de cancer. .
Elle permet notamment de :
✅ Réduire la fatigue liée aux traitements
✅ Soulager certaines douleurs (notamment les neuropathies)
✅ Améliorer l’humeur et le sommeil
✅ Renforcer le système immunitaire
✅ Maintenir la masse musculaire grâce au renforcement musculaire
✅ Améliorer la qualité de vie au quotidien
✅ Augmenter les chances de tolérer et d’aller jusqu’au bout des traitements
✅ Diminuer, le risque de récidive
Et la bonne nouvelle, c’est que ces bienfaits apparaissent même avec une activité douce, à faible intensité, surtout si elle commence le plus tôt possible après le diagnostic. Adopter une démarche sport-santé, même progressive, aide à lutter contre la sédentarité, facteur de risque reconnu.
Et si je suis trop fatigué(e) ?
C’est une question fréquente, et légitime. Mais l’APA, vous aide justement à retrouver peu à peu votre énergie. Même quelques minutes par jour font la différence. Et vous n’êtes pas seul(e) : l’enseignant en APA peut vous guider à chaque étape.
Comment accéder à l’APA ?
➡️Parlez-en à votre médecin (généraliste ou spécialiste) : il peut vous orienter vers un professionnel ou une structure adaptée.
➡️Renseignez-vous près de chez vous auprès :
- De certains hôpitaux ou centres de soin
- Des associations, comme Cami sport et cancer
- Des maisons sport et santé
Des programmes existent aussi en ligne, pour pratiquer à la maison en toute sécurité.
Et bonne nouvelle : certaines mutuelles peuvent prendre en charge les séances d’APA, et une expérimentation est en cours en France pour permettre un remboursement par la Sécurité sociale.
Et après les traitements ? On continue !
L’Activité Physique Adaptée ne s’arrête pas avec la fin des traitements. Au contraire, continuer à pratiquer une activité physique adaptée permet de maintenir les bénéfices acquis, de retrouver plus d’énergie et de reprendre confiance en son corps. Mais surtout, de nombreuses études montrent que l’APA, pratiquée régulièrement, peut diminuer le risque de récidive pour certains cancers, comme ceux du sein, du côlon ou de la prostate.
En intégrant durablement une activité physique dans son quotidien, on agit concrètement pour sa santé, on préserve sa condition physique et on pose les bases d’une hygiène de vie bénéfique à long terme.
En résumé
Bouger dès le début des traitements, puis continuer après, c’est bien plus qu’un simple conseil : c’est un véritable outil pour mieux vivre le cancer, renforcer son corps, son moral et mettre toutes les chances de son côté. L’Activité Physique Adaptée fait désormais partie intégrante des soins de support. Accessible à toutes et tous, elle se pratique à son rythme, en fonction de ses capacités et, si on le souhaite, avec l’aide de professionnels formés.
« Même un petit mouvement vaut mieux qu’un grand repos. »
